Qu’est ce que le micro-paiement ?

Généralement, on entend par micro-paiement le paiement de sommes comprises entre quelques centimes et quelques euros, cela le plus souvent par le biais d’un envoi de SMS, d’un appel téléphonique, d’une carte pré-payée ou encore par carte bancaire.

Le micro-paiement s’est énormément développé depuis le début des années 2000, rendant accessible à tous la vente de contenus numériques et virtuels sur internet.

En 2009, en France, il existe une dizaine de plateformes techniques proposant des solutions de micro-paiement.

Petit historique des plateformes de micro-paiement :

La première plateforme de micro-paiement est, à ma connaissance, PayByTel, éditée à l’époque par la société Creanet  et sortie début 2001.

On suivi ensuite, de manière très rapproché dans le temps, les solutions Allopass et Rentabiliweb (été/automne 2001), puis d’autres, plus ou moins sérieuses, flairant le bon filon !

 

Fonctionnement général des plateformes de micro-paiement

D’une manière générale, ces plateformes proposent aux éditeurs de sites (webmasters) une solution pour faire payer à l’internaute l’accès à une page ou à un ensemble de pages d’un site.

Ainsi, le visiteur doit obtenir un code d’accès qu’il saisira sur un petit formulaire affiché sur son écran.

L’obtention du code s’effectue le plus souvent via un appel téléphonique surtaxé (plus cher qu’un appel « normal »), via l’envoi d’un SMS surtaxé (plus cher que l’envoi d’un SMS « normal »).

Une fois obtenu, le code est inséré dans le formulaire et l’utilisateur clique sur un bouton « Valider » (ou « Envoyer », ou « Ok », etc..).

Le visiteur est alors redirigé, sans qu’il s’en aperçoive, vers la plateforme de micro-paiement utilisée.

Si le code est considéré comme valide, une seconde redirection redirige l’utilisateur vers le contenu ainsi payé, sinon une page s’affiche l’informant que son code saisi est invalide.

 

L’obtention des codes d’accès par téléphone

Pour obtenir un code par téléphone, il est nécessaire d’appeler un numéro dit « surtaxé ».

Il s’agit de numéro dont la tarification est particulière et supérieur à un appel classique.

Attention : les tarifications affichées par les plateformes de micro-paiement s’entendent « depuis un poste fixe », et encore… En effet, les opérateurs mobiles ainsi que les opérateurs alternatifs peuvent appliquer des surcharges à ces tarifs.

Ces surcoûts dépendent alors de l’opérateur utilisé par la personne appelant le numéro pour obtenir un code.

Aussi, certains numéros surtaxés (dont les fameux numéros français commençant par « 0899 » et très utilisés par les plateformes de micro-paiement) sont facturés selon la durée de l’appel : ainsi, si l’appelant reste en ligne 2 minutes, il paiera plus cher que s’il était resté 1 minute 30 !

Cette notion de facturation à la durée est très importante : en effet, il n’est pas suffisant de comparer les reversements entre deux prestataires de micro-paiement sans comparer la durée d’appel nécessaire pour que l’utilisateur obtienne un code d’accès.

Ainsi, certains prestataires peuvent annoncer des reversements supérieurs mais sans indiquer que le temps d’appel nécessaire (et donc le coût pour votre client) est supérieur !

 

Paiement par carte bancaire

Au delà du micro-paiement, la plupart des plateformes proposent également le paiement par carte bancaire uniquement.

Quelle différence me direz-vous avec le micro-paiement classique ?

Il s’agit là en fait montant plus élevés, de l’ordre de plusieurs dizaines d’euros.

Nous ne sommes plus vraiment dans le domaine du micro-paiement, mais plutôt du paiement par carte bancaire !

Cependant, le fonctionnement général est celui du micro-paiement : paiement, obtention d’un code d’accès, saisie du code, et obtention du « contenu » acheté.

Avec ce mode de paiement, il est possible de proposer à vos utilisateurs des abonnements à votre site, reconduit ou non automatiquement.

 

Les paliers tarifaires du micro-paiement

Comme nous l’avons vu, l’obtention des codes d’accès se fait principalement par téléphone ou SMS .

Ces numéros étant nationaux, c'est-à-dire uniquement accessibles depuis un pays donné, les plateformes de micro-paiement doivent obtenir différents numéros téléphonique et SMS dans différents pays afin d’avoir la couverture géographique la plus large possible.

Cependant, le nombre de pays couvert est souvent plus un outil commercial et marketing que d’un réel intérêt.

En effet, le marché du micro-paiement est essentiellement francophone (France, Belgique, Suisse et Canada).

D’autre part, le marché que vous allez atteindre en tant qu’éditeur de site internet dépend en grande partie de la langue que vous utilisez sur votre site : si votre site est en français, les clients potentiels seront de pays francophone. Si votre site est en Ukrainien, vos clients seront situés principalement en Ukraine !

Ne nous leurrons donc pas : les paliers les plus importants sont les francophones. Viennent ensuite les paliers anglophone et hispanophones. Les paliers exotiques (Moldavie, Roumanie, Slovaquie…) ne sont, à mon avis, que des artifices commerciaux.

Les articles suivants ont été écrits en partant des informations disponibles sur les plateformes Allopass, Rentabiliweb et Monelib.

Les montants sont Hors Taxes et les reversements sont ceux indiqués pour le particulier « lambda », donc sans négociation. Les reversements pour les professionnels sont, sur Monelib, supérieurs à ceux pour les particuliers. AlloPass et Rentabiliweb n’indiquent pas  sur leurs sites respectifs  de reversements différents pour les pros, mais il semble évident que cela doit être le cas. A vérifier donc.

Voir l'article sur Allopass

Voir l'article sur Rentabiliweb

Voir l'article sur Monelib

Voir la conclusion